Après avoir vu une émission sur France5 (Invivo), émission sur la santé, ou il a été fait une expérience lors d'un UTMB qui démontrait qu'après avoir couru plus de 100 km, ce n'était pas les muscles qui étaient fatigués mais le cerveau; celui-ci ne réagissant qu'à 30% aussitôt après la course contre 80% pour les muscles
Du coup, j'ai voulu faire ma propre expérience à mon niveau: recourir un trail de plus de 60 km un mois après celui de Belle-Ile en mer ( 83 km)
Me voici donc rendu dans le pays de Redon, à Renac pour un trail de 64 km avec 1000m de D+; les jambes vont bien, la tête aussi.......
Le départ est donné à 8h45 pour la course en solo ; suivra vers 9h15 le départ du relais ou deux équipes de mon club y figurent; ce qui va me donner une motivation , je m'explique: Ce qui m'inquiète le plus sur cette course, c'est la barrière horaire: on doit passer avant 15h30 au 44 ème km,ce qui donne à peu près du 7,3 km/h; n'étant pas sûr de ma forme , c'est ce qui me rendait soucieux. Comme les relais partaient ½ heure après nous, je me suis donné comme objectif de me faire rattraper le plus tard possible par les équipes de mon club afin de garder une motivation pour ne pas trop ralentir, tout en profitant du paysage ….
Pour la 1ère partie ( il y en aura 4 ) ,faisant à peu près 19 km, avec des belles parties techniques,je suis surpris d'arriver au ravito sans avoir vu « d'Asaecois » ( je ne sais pas si ça se dit !!!);
certes j'ai rencontré le « team » sur le parcours ce qui me laissait penser que j'allais être vite rattrapé surtout que la 1ère équipe ( la masculine !!) était composé de gars plus rapide que moi. De plus le parcours n'était pas si facile que ça , avec quelques belles bosses et la météo qui a participé à l'évènement en mouillant «un peu» le terrain de jeu la semaine précédente
J'arrive donc au ravito où je suis reçu à coup de parapluie ( si si , regardez bien la photo en cliquant dessus!!) mais avec aussi quelques applaudissements ( ouf; ça fait plus plaisir ! ).
Je ne traîne pas trop, le temps de manger et boire un peu ( saucissons et coca, c'est ce que je préfère) et c'est repartis pour le 2ème acte d'environ 15 km;
J'ai pas fait 2/3 km que Thierry arrive sur mes talons; A ce moment là je marche car une côte se présente devant moi ( d'ailleurs c'est la stratégie du départ: marcher dès que ça monte afin de se préserver ) ; petite discussion rapide et le voilà repartit à fond les gamelles, enfin presque parce que ça monte, sans même m'attendre !!!!! Ah elle est belle la solidarité !!!!! ( Je déconne bien sur )
On voit de plus en plus de monde et c'est bien, ça motive .
Le 1er objectif étant atteint ( je me suis fait rattrapé qu'après le 1er ravito !), j'ai de bonnes chances de penser que j'arriverais avant la 2ème équipe ( la « feminine ») au 2ème ravitaillement
Cette 2ème partie, c'est celle que j'ai préféré ( peut-être aussi parce que c'est celle où j'étais le mieux physiquement et mentalement.....) autour de St Just avec une variation de terrain et des changements de paysage
Belle montée dans les bois
entre les bois et les sous bois ( la photo est un peu loupé, je devais courir trop vite !!!!)
les champs,
les sommets avec vue sur l'étang du Val et cette différence de couleurs dans les arbres,
les passages tout prés de l'étang
sans oublier les mégalithes
bref que de beaux paysages qui m'amène au stade de St Just pour le casse-croute avec un petit début de fatigue mais sans avoir été rejoins par l'équipe de l'Asaec.
Avec la fatigue et le fait de rester sans bouger, je commence à avoir froid; J'essaie de motiver un gars de continuer afin de finir ensemble ( on a commencé la course ensemble !!) mais la négociation est vaine : il décide d'arrêter ; Pour ma part je reprend de la soupe ( qui est très bonne ), j'enfile mon coupe-vent et je repars sans plus attendre en courant ( mais pas très longtemps ) pour cette 3ème partie qui fait à peu près 12 km;
là , je sais que l'équipe féminine du club va me rejoindre. On ne voit plus grand monde sur le parcours, les écarts se creusent. Et c'est au bout de 5/6 km que j'aperçois Viviane: petite discussion et je la laisse partir, ne pouvant la suivre; Je l'aperçois qui rentre dans un bois, je me retourne, personne derrière, plus personne devant et LA, gros coup de mou, plus rien, le néant, impossible de courir , du mal à mettre un pied devant l'autre; j'ai les jambes flagadas et le moral qui « tombe dans le bas des chaussettes !!!!»de toute façon il me faut rejoindre Renac, je n'ai pas le choix!!
Il me reste environ 5/6 km à faire, il est 13h45: ça devrait le faire pour la barrière horaire; je ne fais que marcher tant bien que mal
Arrivée sur Renac entre la 3ème et 4ème partie
Effectivement, j'arrive à 14h45 au ravito soit ¾ heure avant la limite; Je m'alimente un peu malgré que je n'ai pas faim ( en plus , y'a plus de coca GRRRR!!!!!) et ne voyant personne du club pour me remonter le moral ( mais ou sont ils ???? re-GRRRR!!!!) je repars sans plus attendre avant que le moral soit au plus bas ( car il n'est pas encore arrivé tout en bas des chaussettes....!!!! ) pour la 4ème et dernière partie de 15 km
Après être passé au pied du château de Renac: MIRACLE ( si on peut dire ainsi !!), je retrouve des sensations et je me remets à courir, surtout dans les parties boisées; le moral remonte pour cette fin de course même si l'on est de plus en plus seul à courir car on voit plus de bénévoles que de coureurs !!!!
Certaines parties du parcours ne sont pas faciles notamment à travers champs; le fait de passer après tout le monde, c'est assez casse-pattes !!! mais bon c'est la loi des derniers …....!!
Une fois passé sous la 4 voie , je sens que cela deviens bon, même si, je peux l'avouer, j'en ai plein les bottes!! Du bas du champs, j'aperçois du monde, ça motive pour finir surtout qu'arrivé en haut, je suis accueillis, entre autres, par les 2 équipes du club qui s'apprêtait à partir: Quel TIMING !!!!!
Allez, plus qu'à redescendre un champs en courant ( et oui pourquoi pas courir?) avant de remonter la côte qui mène à l'arrivée en marchant ( ben oui, faut pas trop en demander non plus !!!)
TEMPS FINAL : 8h22
Même si les jambes n'ont pas toujours été là , je constate que le cerveau a fait une grande part de son travail
Conclusion: pour les grandes distances , il est important de travailler aussi bien les cuisses et les jambes que le mental pour avoir un bon moral d'acier ( enfin c'est ce que je ressent et ce que je constate !)
This sustainability of metro rail is true model not only for US but also for other nations. You have done a great job by sharing these specialties of Metro Denver here for all. I recommend this blog to everyone. Keep sharing such informative posts.